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2-12-2005

Dj CRS !!

On est pas prêt de voir ça !!

 

DJ CRS

 

keufkimix8np.jpg

 
26-7-2005

Voilà comment ça se passe ailleurs les teufs...

En allemagne c'est normale ; Au Canada ça à l'air sympatoche...; Et aux US où c'est chaud cacao !!
 

Weblog


    8-1-2006

    Louer un teuffeur

     
    LOUER UN TEUFFEUR (07-04-2005)
    Louez vous un teufeur pour animer vos soirées !
    gamme teufeur

    Modèle Standard :
    - durée de la location : 2 heures
    - total kaki look
    - 5 phrases de votre choix ( et sifflet inclus )
    -chiens et piercing compris

    gamme teufeur
    Modèle Luxe :
    - durée de la location : 5 heures
    - bloque l'accès à votre quartier en se garant
    - 20 phrases de votre choix ( et sifflet inclus )
    - deale des extas à vos invités
    SUPPLEMENT :
    - rameute tous ces potes via portable ( portable et communications compris )
    gamme teufeur
    Modèle Exception :
    - durée de la location : nuit complète
    - jongle et crache du feu
    - vocabulaire illimité
    - fait ses traces sur la table du salon, fait réchauffer des "trucs" dans la cuisine
    - fait un feu de camps au milieu de l'entrée
    - met le "son" à fond et rameute les CRS
    SUPPLEMENT :
    - bad trip
    - évacuation par les CRS avec lacrymos compris
    OPTION COUPLE : vocabulaire inter-changeable, parfaitement autonome l'un sans l'autre.
    OPTION CHILL OUT
    : monopolise la chambre à coucher, la relooke avec des parachutes et l'enfume avec de l'encens, possibilités de stand de prévention.
    26-12-2005

    World Traveller Adventures

     

    Un DVD raconte enfin l’histoire extraordinaire du nomadisme techno, celle des hippies des années 90, des tribus qui vivent sur les routes au nom d’une autre idée de la liberté, pour la première fois en images.

    Il faut absolument visionner World Traveller Adventures, DVD qui retrace l'histoire d'une aventure commencée il y a près de 15 ans déjà ! Celle des free-parties et des travellers. Une révolution "techno-logique" initiée par le fameux et regretté collectif Spiral Tribe, désormais en voie de canonisation… Après la récente sanctification audio (Network 23, le triple CD édité par Expressillon), on peut donc (re)voir les principales figures du mouvement — Mark Stormcore, Debby, Ixy, Meltown Mickey, 69db, etc. — qui nous racontent comment tout cela à commencé. Et la manière dont les choses ont évolué, perdant au passage, selon une loi d'airain auquelle chaque génération est soumise, l'utopie salutaire que génère la naissance d'une contre-culture… Chassée d'Angleterre par la Criminal Justice Act, la "tribu spiralée" est contrainte à s'exiler en France pour continuer de propager ses "beats répétitifs" et susciter d'autres vocations, avant essaimer ensuite, toujours sous les coups de la répression vers d'autres pays. Et singulièrement à l'Est. On y voit notamment l'incroyable armada de camions convoyant deux MIG à destination du premier teknival en république Tchèque qui faisait figure de terre d'asile. D'espace à "évangéliser"… Des images rares, dénichées, compilées et pour certaines filmées par Damien Raclot (journaliste) et Christophe Gillier (VJ des Teknokrates) qui mettent cet historique en perspective avec le périple de 3 sound-systems. Le premier, celui de Desert Storm, qui finira après des ennuis mécaniques par rallier Sarajevo, dévastée, et fera résonner de solide BPMs dans une Bosnie encore en guerre… Chapeau bas ! Le deuxième, le plus dur sans doute, est aussi révélateur d'un changement d'époque : à l'image de la génération 68, Sound Conspiracy (qui réunit OQP, Total Resistance et Facom Unit) voulait gagner Goa. Mais traverser la Croatie, la Turquie et surtout le Kurdistan, l'Iran et le Pakistan relève de nos jours de la mission-suicide ! Nota-bene: il est désormais plus facile d'aller au Chili ou au Vietnam… Mais à force d'acharnement, ils y parviendront; non sans y avoir laissé des plumes, des chiens, des camions, du matos et des illusions… Là aussi, respect ! La troisième expédition est celle qui a conduit les Teknokrates, Tomahawk et IOT en Afrique, du Maroc au Sénégal puis au Mali et enfin en Mauritanie alors en pleine tentative de coup d'état ! On vous avait déjà parlé de cette African Expedisound, lors de la sortie du CD éponyme; sorte de carnet de voyage sonore qui mélangeait hard-tek et percus. En voici, donc la trace visuelle. Doublé d'un CD qui contient du "son" (Spiral Tribe, Crystal Distorsion, Pongoïd, Probe 1 …), cet excellent document prouve, si besoin était, les préoccupations politique et éthique de la "génération techno"…
    LD

    Qu'est ce qu'une free party?

    Enormément médiatisée ces derniers mois, la mouvance tekno souffre d'une image ultra-négative, qui ne prend absolument pas en compte certains principes du milieu. Il est trop facile de s'engouffrer, derrière les médias, les politiques et la population, dans les préjugés de base.

    Car les personnes impliquées dans le mouvement ne sont pas "des-jeunes-qui-s'amusent-un-peu-mais-ça-leur-passera" comme on a pu vouloir le faire croire à un certain moment. Les politicards eux-mêmes ont bien compris qu'ils avaient à faire à des revendications qui allaient bien plus loin que la fête en elle-même. L'état a réprimé parce qu'il avait peur, parce qu'il perdait le contrôle, et parce qu'il voulait tuer tout ce qui lui paraîssait subversif, c'est-à-dire de nature à atteindre à sa sécurité.



    Aujourd'hui, il y a de plus en plus de monde en free party et les infolines circulent au journal de 20:00 sur TF1... Mais ça ne veut pas dire qu'il faut perdre le message et les intentions de base. Ce serait laisser la victoire à l'état et aux médias. Ils n'ont pas réussi à tuer le mouvement, mais ils sont en train de le diluer jusqu'à ce qu'il devienne méconnaissable. Alors pour ne pas pervertir l'esprit libertaire des free, il faut se radicaliser. Et le rester même quand la fête est finie...

    Une TAZ...
    Une free party est une TAZ, terme anglais pour désigner une Zone d'Autonomie Temporaire. La logique, c'est de réquisionner un lieu et d'en faire un espace affranchi de toutes les lois en vigueur (autonome), qui durant tout le temps de la fête pourra vivre selon ses propres principes. A mon sens, cela ne peut se faire que sur un lieu squatté ou prêté, mais certainement pas sous autorisation officielle.

    No profit...
    Une free est une possibilité de faire la fête tout en refusant la logique des spectacles marchands et de consommation, liés à tout ce que la société veut imposer...
    C'est la possibilité de s'amuser tout en remettant la société (de consommation entre autres...) en cause, sans engraisser des multinationales qui se cachent derrière tout cela... Mais c'est aussi l'occasion de tester des alternatives face à cette société.
    Tout le monde peut entrer (pas de délit de faciès), sans avoir à débourser des sommes incroyables...
    Mais le principe du no profit c'est aussi ne pas (trop) consommer dans l'enceinte de ces free parties. Car il faut bien le préciser, la consommation de drogues, c'est de la consommation, issue d'un énorme business, et dont il faut aussi tenter de s'affranchir.

    L'autogestion...
    Si on va en free, ce n'est par pour retrouver tous les travers de la société. Aller en teuf ou se réclamer du mouvement, ce n'est pas mettre un treillis et se défoncer la gueule pendant tout un week end. C'est d'abord un acte politique. Alors pas question de retrouver business, flics, chefs, stars ou fans...
    Beaucoup trop d'individus vont en free party en pensant qu'ils/elles peuvent y faire ce qu'ils/elles veulent sans se soucier du lieu, des autres, des sound systems et des conséquences...
    Car aller en free ce n'est pas se décharger de toutes ses responsabilités et se pointer comme un-e je-m'en-foutiste. C'est au contraire prendre la responsabilité de participer à la mise en place d'un mouvement alternatif, d'un système libertaire autogéré, c'est-à-dire pris en main par chacun-e des individus présent-e-s.
    L'autogestion, c'est une sorte de prise de conscience et de prise en main individuelle pour pouvoir tenter de s'affranchir des lois qui régissent le groupe ou la société, et qui sont en général basées sur de la domination et de la discrimination.



    Respect
    Il est important de respecter les lieux (utiliser des sacs poubelle, ...) et les individus qui sont là... Il faut arrêter de jouer les assistés de la vie et croire que c'est le boulot des organisateurs/trices de nettoyer après ton passage, de gérer seul-e-s les flics ou les embrouilles... Le respect passe par le fait de savoir gérer sa défonce et son comportement, de ne pas bousculer tout le monde... C'est aussi le fait que les filles puissent se promener seules sans risquer de se faire embrouiller et sans avoir besoin de garde du corps (chien ou humain-e)... Le respect c'est aussi de ne pas aller se coller devant les enceintes avec un chien en laisse (ils ont les oreilles beaucoup plus sensibles que nous) ou de bousculer tout le monde pour se mettre juste devant le son...

    Le principe de la donation...

    Ce principe est celui du "prix libre" ou chaque personne donne en fonction de ses moyens sans être forcé-e (ce qui n'est pas toujours le cas) de payer trop cher...
    C'est une façon pour les sound system de rentrer dans leurs frais et de pouvoir payer leur matos et les amendes éventuelles...

    Free et teknival VS rave party...
    Il ne faut pas non plus confondre free et rave... Une rave est une soirée payante (souvent plus de 15 Euros - 100FF - par personne) alors qu'une free party est une fête tekno gratuite (ou sur donation - prix libre) et alternative... Mais une rave c'est aussi des vigiles à l'entrée et la reproduction à l'identique d'une boîte de nuit en plein air (ou dans un hangar) avec le contrôle au faciès, la fouille à l'entrée, ...
    Alors qu'en free party c'est l'autogestion qui prime, cela ne sert à rien de compter y trouver des G.O. (Gentil-le-s Organisateurs/trices) prêts à régler vos problèmes à votre place... Ca veut aussi dire qu'en free on doit pouvoir s'entraider et compter (au moins un peu) les un-e-s sur les autres.
    De plus les rave parties sont de véritables entreprises du business avec des flyers classieux cartonnés et en couleurs et tout ce qui va avec alors qu'une free party est une teuf no profit avec des flyers "do-il-yourself" souvent en papier avec des dessins noir et blanc...
    CQFD

    La TAZ késako ??

     La TAZ (Temporary Autonomous Zone), ou Zone Autonome Temporaire, ne se définit pas.

    Des "Utopies pirates" du XVIIIe au réseau planétaire du XXIe siècle, elle se manifeste à qui sait la voir, "apparaissant-disparaissant" pour mieux échapper aux Arpenteurs de l'Etat.

    Elle occupe provisoirement un territoire, dans l'espace, le temps ou l'imaginaire, et se dissout dès lors qu'il est répertorié. La TAZ fuit les TAZs affichées, les espaces "concédés" à la liberté : elle prend d'assaut, et retourne à l'invisible. Elle est une "insurrection" hors le Temps et l'Histoire, une tactique de la disparition.

    Le terme s'est répandu dans les milieux internationaux de la "cyber-culture", au point de passer dans le langage courant, avec son lot obligé de méprises et de contresens.

    La TAZ ne peut exister qu'en préservant un certain anonymat ; comme son auteur, Hakim Bey, dont les articles "apparaissent" ici et là, libres de droits, sous forme de livre ou sur le Net, mouvants, contradictoires, mais pointant toujours quelques routes pour les caravanes de la pensée.

     
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